Girls of the moon : un documentaire sur le Xeroderma Pigmentosum salué par la critique

mercredi 31 octobre 2018

Le documentaire Girls of the moon fera sa première apparition publique lors des Journées Cinématographiques de Carthage en ce début de mois avec deux diffusions. L’occasion de revenir sur cette oeuvre original abordant le sujet du Xeroderma Pigmentosum, mieux connu du grand public sous l’appellation désignant ses patients les plus fréquents : les "enfants de la lune".

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Une réalisatrice précoce en plein essor

Hiba Dhaouadi, né le 29 juin à Bizerte (Tunisie), commence à écrire des chansons et des scénarios filmiques dès l’âge de 12 ans. En 2012, elle achève une maîtrise de Beaux-Arts dans la spécialité "Production de film et Assistance-Réalisation", mais également une licence en "Cinema, Ecriture et réalisation" à l’Institut Supérieur des Arts Multimédias (ISAMM) de Tunis deux ans auparavant. En 2014, elle fait connaître Girls of the Moon à l’Institut Tribeca Meet, une réseau artistique à but non-lucratif impliqué dans la production de films dont le sujet permet de "catalyser le changement dans les communautés ou dans le monde", selon l’organisation. A ce soutien financier de poids s’ajoute Chicken and Egg Pictures, une société d’aide à la production de films réalisées par des femmes. En 2016, ce documentaire reçoit notamment le prix "Art et Culture" de la Rambourg Foundation et participe au ’Rough-Cut Workshop’ du Festival International du Film 2018 au Caire. Girls of the Moon est également son premier film documentaire.

Représenter la vie quotidienne des patients atteints de Xeroderma Pigmentosum

Girls of the Moon fait le récit de la vie de cinq jeunes femmes incapables de sortir de chez elles la journée. En cause, une maladie génétique rare, le "Xeroderma Pigmentosum", provoqué par une mutation augmentant très fortement le risque de cancer à chaque exposition du patient aux rayons UV. Cette pathologie, déjà très limitante pour toute personne qui en souffre, est encore plus difficile à gérer dans un pays constamment ensoleillé comme la Tunisie.

Plus précisément, la réalisatrice a pris le parti d’observer les choix de vies d’individus atteints par une maladie ne leur laissant qu’une faible espérance de vie, ce qui conduit à la représentation de différentes manières de survivre et d’avancer dans la vie malgré la fatalité. Ainsi, cette oeuvre est aussi l’histoire d’individus destinés à lutter contre un ennemi qui les poursuivra jusqu’à la fin de leur vie.

Une diffusion encore limitée

Pour le moment, aucune distribution particulière n’est prévue en Europe. Cependant, deux dates de diffusions sont à noter début novembre dans le cadre des Journées Cinématographiques de Carthage. La première séance aura lieu le 5 novembre à la Cité de la Culture Omar el Khelifi de la culture et la seconde le lendemain au cinéma ABC. Pour plus d’informations à propos du festival et des séances, consultez ce lien.

Les autres pays, qui devront patienter plus longtemps, ne devraient cependant pas être en reste puisque les traductions française et anglaise du documentaire sont en cours de réalisation.

Xeroderma Pigmentosum : un sujet qui inspire le monde du cinéma

Précisons que Girls of the Moon n’est pas le premier film ou documentaire connu sur la maladie. Citons, entre autres, El niño de la Luna (1989), Mondscheinkinder (2006), La permission de minuit (2011) ou, plus récemment, Midnight Sun (juin 2018), comme oeuvres témoignant de la portée culturelle et émotionnelle acquise par cette maladie incurable depuis l’émergence des arts de l’image.

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